Transférer, sauvegarder, organiser et archiver ses photographies numériques


(et être tranquille pour les 10 000 prochaines années)





Julien NOËL – julien.noel@ac-toulouse.fr

http://julien.noel.free.fr/photo_numerique/

Date de rédaction initiale : 22.04.2004

Dernière mise à jour : 23.08.2004


Toutes les marques citées sont la propriété respective de leurs auteurs.

Table des matières

INTRODUCTION 4

Un document parmi d'autres ? 4

À qui s'adresse ce document ? 4

Ce que vous ne trouverez pas ici 4

PREMIÈRE PARTIE : AVANT DE COMMENCER 5

Préliminaires 5

Logiciel libre 5

Formats de fichier 6

Libre de droits 7

Breveté 8

Les métadonnées 9

EXIF 9

IPTC 9

XMP 10

JPEG Comment 10

En conclusion 10

SECONDE PARTIE : PRÉCAUTIONS 11

Avant de continuer... 11

Pourquoi sauvegarder ses photos numériques ? 11

Où sauvegarder ses photos numériques ? 11

Quels formats utiliser ? 13

Le format JPEG ou JPG 14

Le format TIFF 14

Le format PNG 14

Le format RAW 14

TROISIÈME PARTIE : QUELS PROGRAMMES UTILISER ? 15

Le système d'exploitation 15

Transférer ses photographies 16

Retoucher ses photographies 16

Nommer ses fichiers 17

Cas général 17

Cas particuliers 19

Archiver ses photos 20

Quelques suggestions de programmes 21

Le système d'exploitation 21

Transférer ses photos 21

Retoucher ses photos 22

Nommer ses fichiers 22

Archiver ses photos 22

Exporter ses photos 22

Concevoir un panorama 23

Et mes autres documents ? 23

Conclusion 24

Licence de ce document 24

Liens Internet 25

Remerciements 25


INTRODUCTION



Un document parmi d'autres ?


Pas tout à fait car vous trouverez ici des informations importantes voire essentielles mais rarement lues ailleurs, y compris dans des magazines dédiés à la photographie numérique.

Merci de signaler fautes, erreurs ou omissions. Toutes les suggestions sont les bienvenues.


À qui s'adresse ce document ?


Ces pages ont été rédigées pour les heureux possesseurs d'un appareil photo numérique (abrégé en APN) qui se retrouvent, du jour au lendemain, avec plusieurs centaines voire milliers d'images dans leur disque dur en se disant : «  Et maintenant, qu'est-ce que je fais ? » (« Regardez-les ! » n'est pas la bonne réponse, vous vous en doutez). Les lignes qui suivent vont vous expliquer les précautions à prendre pour transférer, stocker et enregistrer vos photos numériques afin de les visualiser sans souci des années plus tard. On pourrait résumer cela par : « Comment être certain que mes arrières-petits enfants pourront s'y retrouver et regarder les photographies que j'ai prises ? ».

Pour comprendre ce qui va suivre, aucune compétence technique sur la photo n'est requise, mais un minimum est nécessaire pour tout ce qui concerne l'utilisation de l'ordinateur, peu importe que celui-ci soit sous Linux®, MacOS® ou Microsoft Windows®, les conseils prodigués étant valables pour tous les systèmes d'exploitations1.


Ce que vous ne trouverez pas ici


  1. Un document qui vous dira ce qui est le mieux : argentique ou numérique ?

  2. Quel APN acheter2 ;

  3. Comment réussir ses photos ;

  4. Comment retoucher vos photos ;

  5. Où faire développer ses photos3 ;

  6. Comment organiser ses vidéos prises avec un APN ;

  7. Comment créer des CD ou DVD de photos qui pourront être visualisées sur un lecteur DVD de salon ;


PREMIÈRE PARTIE : AVANT DE COMMENCER



Préliminaires


Les problèmes liés à l'utilisation d'un APN diffèrent sensiblement de ceux que l'on peut rencontrer avec un appareil photo argentique. Ainsi, avec des photos papier, vous ne vous poserez jamais la question : « Comment vais-je faire pour les regarder ? ».

Afin de cerner les enjeux liés à l'utilisation d'un outil informatique sur le long et très long terme, quelques explications sont nécessaires avant de commencer4.


Logiciel libre


Pour bien percevoir ce qui différencie un logiciel libre des autres programmes, il faut d'abord comprendre ce qu'est le code source d'un programme. Pour cela, prenons une image, celle de la mousse au chocolat.


Au départ, la mousse au chocolat, c'est une recette lisible et compréhensible par n'importe qui sachant lire et cuisiner. À l'arrivée, c'est un mélange homogène qui n'a plus grand chose à voir avec les ingrédients de départ. Et si l'on n'y connaît rien en cuisine, en mousse au chocolat et si l'on ne possède pas la recette, on n'est bien incapable de revenir en arrière, c'est-à-dire d'expliquer comment et avec quoi a été faite la mousse au chocolat.

Un programme informatique (comme Windows® ou Word®), c'est un peu similaire. Au départ, c'est un ensemble de lignes de code (lisibles par tous les informaticiens qui connaissent le langage utilisé) composées de différentes instructions. Cela s'appelle « code source du programme ». Ensuite, ce code source est compilé (on parle de forme binaire), c'est-à-dire, de façon très schématique, qu'il est traduit dans le langage de l'ordinateur, une langue incompréhensible pour les humains mais pas pour la machine. Tout comme la mousse au chocolat, une fois compilé, le programme est non seulement illisible par une personne mais en plus, il est quasiment impossible de revenir en arrière (vers la recette originale) et donc de savoir comment il a été écrit. Une conséquence immédiate est que, lorsqu'on ne possède pas le code source d'un programme, on n'a aucun moyen de contrôle sur le programme en question, c'est-à-dire que l'on est incapable de déterminer son fonctionnement exact, de même que sans la recette de la mousse au chocolat, vous ne pouvez pas savoir quels sont les ingrédients utilisés. Évidemment, sans code source, il n'est pas possible de modifier, d'améliorer ou d'adapter le programme.

Un logiciel libre est donc une mousse au chocolat dont la recette est disponible, modifiable à volonté – contrairement à un logiciel propriétaire – et protégé par une licence spécifique extrêmement précise qui autorise notamment :


En termes simples, si un utilisateur recopie un logiciel libre et le distribue autour de lui, il ne commet alors aucune infraction et n'enfreint aucune loi. Ce type de comportement est même souhaité par l'auteur du logiciel qui espère, de ce fait, que vous lui ferez part de vos commentaires/suggestions afin de lui permettre d'améliorer son oeuvre (mais rien ne vous y oblige). Ces licences (la plus célèbre étant la G.P.L. pour G.N.U. General Public Licence6) ont été écrites afin de permettre une large diffusion des connaissances liées au logiciel.


Comme vous pourrez le lire par la suite, l'utilisation d'un logiciel libre est primordiale pour archiver ses photographies. En effet, dans ce cas, si le programmeur ou l'éditeur qui est chargé de son développement disparaît, il est parfaitement possible de payer une autre société afin que celle-ci intègre des fonctionnalités nouvelles ou l'adapte pour un système d'exploitation donné. La pérennité d'un logiciel libre est donc assurée7, contrairement à un logiciel propriétaire dont on ne peut absolument rien faire si son éditeur abandonne sa maintenance ou fait faillite.


Formats de fichier8


Lorsque vous tapez un texte par exemple, vous devez ensuite l'enregistrer en lui donnant un nom. Sous Windows® (et sous d'autres systèmes d'exploitation aussi), les noms de fichiers se décomposent ainsi : NOM.EXTENSION.

L'extension d'un fichier va déterminer son type ou son format. De la même façon, lorsque vous achetez un magnétoscope de type VHS (le type ou format des cassettes), alors vous devrez utiliser uniquement des cassettes de ce format.

Ces extensions présentent de nombreux avantages. Ainsi, on sait immédiatement de quel type de fichier il s'agit sans avoir besoin de l'ouvrir. Vous pouvez vous-même décider d'une autre extension lors de l'enregistrement du fichier tout en sachant que cela peut avoir des conséquences importantes, notamment en entraînant des modifications non désirées.


On peut distinguer deux types de formats de fichier.


Les formats de fichiers documentés ou ouverts9


Un format documenté bénéficie de spécifications publiques10. Cela signifie qu'il existe un document – disponible généralement sur Internet – dans lequel est expliqué en détail tout ce qu'un programmeur doit faire afin de lire ou écrire correctement un fichier dans ce format. On parle aussi de format normalisé.


Ainsi, le format PDF est entièrement documenté. Lorsque vous recevez un fichier PDF, vous l'ouvrez avec le programme adéquat qui vous affichera le fichier exactement de la même façon qu'avec le logiciel qui a servi à le créer. Autrement dit, vous pouvez visualiser sous Windows® un document PDF qui a été créé sous Linux®, et ce, sans aucune différence. De même, si l'on vous prête une cassette vidéo VHS, vous ne demanderez pas le modèle du magnétoscope qui a servi à l'enregistrer ni l'année de l'achat de la cassette. Vous mettrez simplement la cassette dans votre magnétoscope – quelle que soit la marque, le modèle ou l'année de fabrication – et vous regardez tranquillement son contenu sans vous soucier de problèmes techniques qui ne vous intéressent pas. Tout cela parce que le format VHS est entièrement documenté et breveté. Cela signifie que toute entreprise qui souhaite fabriquer un magnétoscope compatible VHS devra payer des royalties à la société qui a inventé ce système. En contrepartie, elle obtiendra au final un appareil compatible avec tous ceux existant.


Il y a deux types de formats documentés : ceux qui sont libres de droit et ceux qui sont brevetés.


Libre de droits


Un format documenté et libre de droit signifie que :


Voici quelques exemples de formats documentés et libres de droits. Vous pouvez lire des fichiers enregistrés dans ces formats sur n'importe quel système d'exploitation en obtenant exactement le même résultat que le programme original qui a servi à les créer11.


Un format documenté et libre de droit est donc préférable à tout autre, dans la mesure du possible évidemment.


Breveté


Peut-être avez-vous entendu parlé des brevets logiciels. Déjà autorisés aux Etats-Unis, ils risquent aussi d'être validés en Europe. Véritable plaie pour le développement de programmes informatiques, les brevets logiciels favoriseront les grosses entreprises capables d'en déposer des milliers au détriment des petites sociétés incapables de payer13.


Les formats de fichier documentés et brevetés posent donc le problème du coût. En effet, si un programmeur souhaite que son logiciel puisse lire et écrire dans un format breveté, il faudra d'abord qu'il s'acquitte de royalties auprès du possesseur du brevet. Il en est ainsi pour les formats suivants :


Sachant qu'un brevet a une validité de 20 à 30 ans suivant les pays, vos enfants ou petits-enfants ne seront donc plus concernés. Mais le problème du format breveté JPEG, utilisé par la quasi totalité des APN, est entier et n'a pas de solution à l'heure actuelle car aucune alternative sérieuse n'existe.


Les formats non documentés


Un format de fichier non documenté ne bénéficie pas de spécifications publiques. Citons le cas le plus connu : le format DOC généré par MS Word®.


Le format DOC n'est pas documenté. Cela signifie que si une autre société souhaite que son traitement de textes soit capable de lire les fichiers DOC, elle devra donc deviner la structure d'un fichier DOC. On ne parle pas de chiromancie mais de reverse engineering (ou ingénierie inverse). Cette technique a tout de même ses limites. C'est pour cette raison que vous ne pouvez lire correctement un fichier DOC qu'avec MS Word® (encore faut-il avoir la bonne version). Tout ceci n'est pas la faute des autres sociétés mais de Microsoft qui ne livre pas les spécifications de son format DOC (c'est une des raisons qui lui ont permis d'imposer subrepticement Word®).

Si vous choisissez d'utiliser un format de fichier non documenté, sachez que vous vous livrez pieds et poings liés à la société qui a créé ce format. Et si ladite société décide, du jour au lendemain, de ne plus assurer de compatibilité avec les vieilles versions de son format, tous vos documents enregistrés avec ces versions deviennent illisibles et sont perdus.


Voici quelques formats non documentés :


Loin d'être les seuls, il vaut mieux vous renseigner sur le format qu'utilise votre logiciel préféré afin de déterminer s'il est documenté ou non. Vous l'aurez compris, ces formats sont à proscrire impérativement car leur utilisation vous met dans une situation de dépendance totale vis-à-vis de l'éditeur et leur pérennité n'est absolument pas garantie.


Les métadonnées15


Définir les métadonnées est un exercice difficile et fastidieux. Pour faire court, les métadonnées d'une photo numérique sont des données (évidemment) dans la photo, c'est-à-dire écrite à l'intérieur du fichier JPG par exemple. Ces informations n'apparaissent pas lorsque vous visualisez les images. En revanche, en utilisant un logiciel adéquat, vous pouvez à la fois afficher l'image ainsi que les métadonnées contenues dans le fichier.


EXIF


Lorsque vous prenez une photo, l'APN génère un fichier JPG à l'intérieur duquel sont enregistrées de nombreuses informations dont la date de prise de vue, l'heure, le type d'appareil photo etc. Ces métadonnées sont appelées EXIF (pour EXchangeable Image File). Il est donc primordiale de régler date et heure de votre APN si vous souhaitez récupérer, par la suite, ces données pour les inclure dans les noms de fichier. Ces données n'ont pas à être modifiées par l'utilisateur. Une liste de programmes capables de lire les données EXIF est disponible ici : http://peccatte.karefil.com/software/Metadata.htm


IPTC


Les métadonnées IPTC (pour International Press and Telecommunications Council) sont intéressantes pour indexer ses photographies. En effet, vous pouvez, toujours à l'aide d'un logiciel adéquat, écrire divers renseignements concernant la photographie, renseignements qui, une fois intégrés, seront autant d'entrées pour effectuer des recherches croisées par exemple.


XMP


XMP (pour Xtensible Metadata Platform) est un format créé par la société Adobe en septembre 2001. Ce format de métadonnée plus évoluée que IPTC semble promis à un bel avenir.


JPEG Comment


Il est possible d'inclure un commentaire dans les images JPG. Ce commentaire donne des information sur l'image. Il peut donc contenir le nom des personnes qui apparaissent, le lieu de prise de vue etc. C'est évidemment moins précis que les données IPTC et les recherches croisées qui utiliseraient le JPEG Comment seront beaucoup plus difficiles à réaliser pour une indexation future.


En conclusion


Les métadonnées vous seront essentielles pour indexer vos photographies. Elles vous permettront d'être complètement indépendant du programme utilisé (puisque ces métadonnées sont standards, elles peuvent donc être écrites avec un logiciel et parfaitement lues avec un autre) et toutes les informations liées à une photographies seront incluses à l'intérieur de celle-ci et non dans une base de données externe.

SECONDE PARTIE : PRÉCAUTIONS


Avant de continuer...


Cela se résume en un mot : SAUVEGARDER VOS DONNÉES. Bien évidemment, afin d'attirer l'attention du lecteur, il est toujours bon d'insister : SAUVEGARDER - SAUVEGARDER - SAUVEGARDER - SAUVEGARDER - SAUVEGARDER - SAUVEGARDER - SAUVEGARDER - SAUVEGARDER.


Pourquoi sauvegarder ses photos numériques ?


Si cette question semblera triviale à nombre de lecteurs, il est bon de rappeler certaines évidences :


Cette question de bon sens étant réglée, il est légitime de s'interroger sur l'endroit le plus approprié pour enregistrer ses photographies.


Où sauvegarder ses photos numériques ?


Si l'on se pose la question sur le long terme, cela revient à : « Quel support numérique est fiable à 100 % dans la durée ? ». La réponse est : aucun à un prix raisonnable (et peut-être aucun tout court, d'ailleurs). Une conséquence immédiate est que, dans 1, 5, 10 ou 20 ans, vous serez contraint de transférer toute votre collection sur un autre média. Ceci étant, une telle opération ne demande que quelques minutes, quelques heures au grand maximum, et ce, pour dupliquer des milliers d'images sans aucune perte d'information.


Sur un disque dur


C'est évidemment d'abord sur le disque dur que vous enregistrerez vos photographies. Même si c'est un média fiable, voire très fiable, quelques précautions s'imposent :


L'archivage sur disque dur a cependant des limitations liées au système d'exploitation (comme Windows® ou Linux®) et au système de fichier17 (comme FAT32, NTFS ou EXT3). Les principaux problèmes que vous pouvez rencontrer apparaîtront lors du transfert d'un disque dur vers un autre :


Un système de fichier entièrement documenté (comme EXT3, ReiserFS, XFS ou JFS sous Linux®) est préférable à tout autre. Évidemment, sous Windows®, vous devez vous contenter, à l'heure actuelle, du NTFS ou du FAT32 pour les plus anciens. Par exemple, si un jour, vous décidez de migrer vers Linux, vous devrez être capable de transférer des fichiers d'une partition NTFS vers une partition EXT3. Si à l'heure actuelle, ce type de manipulation ne pose aucun problème, l'inverse n'est pas vrai car Linux® ne peut pas écrire de façon sûre sur une partition NTFS. Linux® n'est pas en cause mais il s'agit bien du système NTFS qui pose problème car il n'est pas entièrement documenté. Les programmeurs sont donc obligés de deviner comment NTFS fonctionne. Et parfois, ils peuvent se tromper...

Quant à la longueur des noms, tous ces systèmes de fichier savent gérer des noms d'au moins 128 caractères.


Sur un support externe (CD ou DVD)


Le gros avantage des CD ou DVD est que ce sont des médias bon marché, standards, pouvant se transporter facilement et se dupliquer rapidement. Cependant, la durée de vie d'un CD-R est très variable suivant les conditions de stockage ou la qualité du disque20. N'hésitez donc pas à enregistrer en plusieurs exemplaires vos photographies.

Nous n'aborderons ici que la gravure sur CD-R qui exige, déjà, de nombreuses précautions21 :


Sur internet


Si vous en avez les moyens, vous pouvez envisager de faire appel à des sociétés privées qui vous offrent un espace de stockage dans des endroits sécurisés. Ainsi, via Internet, vous transférerez vos données sur des disques durs distants de plusieurs milliers de kilomètre. Tout ceci a un coût qui dépend de la quantité à stocker et de la durée de stockage. Cela peut aller de 100 euros par mois pour 2 Go de données à plus de 1 000 euros pour une année. Bien évidemment, vous devrez posséder une solide connexion Internet. Notez que ce type de solution est plutôt réservé aux entreprises. N'oubliez pas non plus que, en faisant ce choix, vous stockerez vos photos personnelles sur un disque dur distant de plusieurs centaines voire milliers de kilomètres et accessibles à des inconnus. La protection de la vie privée n'est pas forcément garantie, même si les contrats qui régissent ce type d'activité doivent probablement inclure des clauses de confidentialité (mais à vous de le vérifier).


En conclusion


Tout ceci vous semble excessif ? Une fois encore, c'est à vous de voir l'importance que vous attachez à vos photographies et donc à vous de juger des mesures à prendre. Ces conseils n'ont rien d'impératif si vous considérez que vos clichés n'ont aucune valeur sentimentale ou financière.


Les questions matérielles étant réglées, il est temps de passer au plus important : le choix des formats et des logiciels.


Quels formats utiliser ?


C'est une question essentielle, une fois encore. Souvenez-vous lorsque les magnétoscopes sont apparus, il existait plusieurs formats de cassettes (VHS, V2000, Bétamax). Les personnes ayant une vidéothèque entièrement au format V2000 (de meilleure qualité que le VHS, rappelons-le) sont aujourd'hui bien embêtées car plus aucun magnétoscope vendu dans le commerce n'est capable de lire ces cassettes. Il faut donc à tout prix éviter qu'il se produise la même chose avec vos photos numériques.


Le format JPEG ou JPG24


La plupart (si ce n'est la totalité) des APN sont capables d'enregistrer vos clichés au format JPEG. C'est un format entièrement documenté et breveté ce qui signifie que dans 50 ans, il sera possible, et ce sans aucun problème, de le lire ou de le convertir dans un autre format si cela s'avère nécessaire. Le JPEG enregistre les données avec des pertes, c'est-à-dire que l'image est légèrement dégradée (ce qui est souvent invisible à l'oeil nu)


Le format TIFF


Afin de remédier à cette détérioration de l'image, des APN haut de gamme proposent une sauvegarde des photos au format TIFF25 qui n'est pas destructif, contrairement au JPEG. C'est évidemment un plus mais les fichiers seront inévitablement plus volumineux. Cependant, il y a encore mieux.


Le format PNG26


Vous pouvez choisir de sauvegarder vos photos sans pertes (si l'APN le propose) au format PNG qui est libre de droit, plus performant que le TIFF. Si l'APN n'offre pas cette possibilité, rien ne vous empêche de convertir tous vos fichiers TIFF en PNG. Vous gagnerez en place et la pérennité est garantie car la format PNG est totalement documenté et libre de droit, rappelons-le.


Le format RAW


Enfin, certains APN proposent de sauvegarder la photo au format RAW (i.e. brut). C'est une sorte de négatif, donc sans aucune transformation ni modification. Mais ce format n'est pas un standard, à savoir que chaque fabriquant a son propre format RAW. Conserver ses clichés dans ce format n'est pas une bonne idée. Cependant, il est tout à fait envisageable de récupérer les fichiers RAW, de leur faire subir les transformations désirées puis de les enregistrer dans un format pérenne (JPEG ou PNG).


Nous n'entrerons pas dans les détails techniques concernant le nombre de couleurs que peuvent enregistrer l'un ou l'autre de ces formats. Des différences existent mais elles ne concernent pas un utilisateur lambda.

TROISIÈME PARTIE : QUELS PROGRAMMES UTILISER ?


Oui, la réponse évidente est : ceux fournis avec l'APN. Et pourtant, ce choix peut être néfaste pour l'avenir. Rappelons que l'objectif est d'être le plus indépendant possible de tout programme afin d'être tranquille pour l'avenir. Ce n'est pas chose aisée.


Vous déballez votre APN, installez les logiciels fournis, vous faites quelques clichés, vous les transférez sur le disque dur et vous les visionnez (après une retouche éventuelle). Jusque là, tout va bien. Vous vous lancez ensuite dans un mitraillage intensif de tout ce qui bouge. Quelques mois plus tard, vous voilà avec 5 000 clichés stockés dans votre disque dur. Et là, panique. Comment retrouver la photo où il y a Dominique sur le bateau ? Comment avoir la liste de toutes les photos prises le 25/12/2003 ? Bref, comment s'y retrouver ?

Vous êtes face à un problème important qui va demander du temps, beaucoup de temps, surtout si vous n'avez effectué aucun tri ni aucun rangement au préalable. Heureusement, le document que vous tenez entre les mains est là pour vous aider.


Le système d'exploitation


Oui, vous êtes sous Windows®, et non, vous n'avez pas l'intention de changer pour MacOSX® ou, pire, pour Linux®. Pourtant, vous devriez y réfléchir à deux fois avant de dire « jamais ». En effet, qui peut prévoir ce que sera l'informatique dans 5, 10 ou 20 ans ? Personne, pas même les revues dites spécialisées27. Peut-être que Linux® connaîtra un boum, à l'instar d'Internet. Peut-être que MacOSX® finira par s'imposer comme un standard. En tout état de cause, personne ne peut imaginer à quoi ressemblera un ordinateur et ce qu'il contiendra dans 10 ans. Cela implique donc qu'il faut vous soucier des programmes que vous utilisez et savoir s'ils seront toujours opérationnels dans plusieurs années. Mission difficile voire impossible.

Vous utilisez le système X ou Y actuellement. Vos programmes fonctionnent parfaitement et vous en êtes satisfait. Souvenez-vous simplement de ceci : lorsque Windows® XP a été lancé, Microsoft a toujours assuré qu'une compatibilité ascendante serait maintenue, autrement dit, les programmes fonctionnant sous Windows® 98 continueront à tourner sour Windows® XP. Vous le savez peut-être déjà, mais ceci ne s'est pas vérifié28. Par ailleurs, Microsoft fournit une liste de matériels29 fonctionnant avec Windows® XP mais se garde bien de recenser tous ceux qui sont incompatibles.

De part son mode de développement et la licence qui le protège - garantissant l'accès au code source - Linux ou tout système d'exploitation libre semblent être ceux qui garantissent une pérennité maximale pour la sauvegarde des données et une compatibilité ultérieure pour l'utilisation de programmes (libres de préférence).


Transférer ses photographies


À priori, il n'y a aucun problème puisqu'il suffit d'utiliser le programme fourni ou tout autre qui fonctionne30. Oui, mais...

Vous allez probablement conserver votre APN plusieurs années. Or, si dans 10 ans, votre appareil favori n'est plus supporté par son fabriquant, comment transférerez-vous vos clichés ? Par exemple, certains modèles de Canon ne sont pas compatibles avec Windows® XP31. Autrement dit, il n'est plus possible d'effectuer un transfert direct de ces APN vers Windows® XP.

Il y a deux possibilités :


Retoucher ses photographies


N'importe quel logiciel fait l'affaire à condition qu'il ne modifie pas les données EXIF et IPTC et qu'il soit capable d'effectuer des rotations d'images JPEG – si vous êtes amené à le faire – sans dégradations33. En effet, vos modifications effectuées, c'est le format d'enregistrement qui est important. Le logiciel de retouche d'images n'interviendra pas dans la lecture ultérieure des photos. Donc, vous devez être attentif et sauvegarder vos photos dans un format entièrement documenté (voir la partie QUEL FORMAT UTILISER)34.


Nommer ses fichiers35


Cas général


Vous pouvez opter pour un classique « photo1 », « photo2 », ..., « photo155 », mais vous vous rendrez rapidement compte que :

  1. vous devrez visionner chaque photographie afin d'en connaître le contenu ;

  2. dans votre explorateur de fichiers, « photo15 » apparaîtra avant « photo2 » ;

  3. vous devrez utiliser un logiciel d'archivage dont vous serez totalement dépendant, tant et si bien qu'en l'absence de ce programme, vos clichés seront de vulgaires fichiers avec des noms sans aucun sens.


Le programme à utiliser pour nommer ses fichiers n'est pas essentiel pour l'avenir puisqu'une fois nommés, vous n'y touchez plus. En revanche, la procédure expliquée ci-dessous doit être automatisée à l'aide de logiciels capables de lire les données EXIF et de renommer par lot c'est-à-dire plusieurs fichiers à la fois. Cette partie est donc très rapide à mettre en oeuvre. Seul le dernier point – écriture d'un bref descriptif de l'image – ne peut être effectué que manuellement.

Il semble qu'un archivage chronologique soit préférable car vous êtes sûr que cela ne changera jamais (les photos du 27/12/2003 seront toujours du 27/12/2003, quoiqu'il arrive). En revanche, si vous choisissez un archivage plus personnel (du style : "photo_de_pierre", "femme", "enfant" etc.), ce classement peut subir des modifications avec le temps. Ainsi, si vous divorcez, le contenu du répertoire "femme" subira d'importantes modifications, surtout si la pension est élevée ! De même, dans le répertoire BEAUX_PAYSAGES, vous verrez peut-être dans 20 ans que les paysages en question ne sont plus forcément beaux. Tout classement subjectif est donc à proscrire.

Voici une façon (parmi tant d'autres) de procéder afin que le rangement soit le plus indépendant possible de tout logiciel. Ce n'est en rien la panacée et cette méthode présente probablement des inconvénients :


  1. Toutes les photos sont enregistrées dans un répertoire (PHOTOS_NUMERIQUES) à l'intérieur duquel sera créé un répertoire pour chaque année puis douze sous-répertoires. Dans chacun d'eux, un répertoire est présent pour chaque jour – s'il y a des photos prises ce jour là évidemment. Vous obtenez pour l'année 2004 :

\2004

\ 2004_01

\ 2004_01_02_a_la_plage [répertoire contenant les photos du 2 janvier 2004]

\ 2004_01_05_paris [répertoire contenant les photos du 5 janvier 2004]

\ 2004_01_07

etc.


\ 2004_02

\ 2004_03

etc.

  1. Les photos du 19 avril 2004 prises sur la plage de N'gouja à Mayotte sont stockées dans un répertoire unique : 2004_04_19_plage_ngouja_mayotte.

  1. Dans le répertoire 2004_04_19_plage_ngouja se trouvent donc les vingt photos prises sur la plage. Pour l'instant, elles se nomment img00##.jpg (c'est-à-dire les noms donnés par l'APN). Intervient alors un programme qui va renommer les fichiers en utilisant quelques données EXIF37, en transformant les éventuelles espaces en underscore et en ajoutant un underscore à la fin du nom. On obtient alors vingt photos ainsi nommées : 2004_04_19_18:25:13_.jpg38 ; 2004_04_19_18:29:14_.jpg ; 2004_04_19_19:36:45_.jpg etc.39 Ce travail ne demande que quelques secondes puisqu'il suffit de maîtriser l'utilisation d'un programme pouvant renommer par lots. Cette façon de baptiser un fichier présente de nombreux avantages :


  1. Enfin, il faut41 visionner chaque image et ajouter, après l'heure, un bref descriptif du contenu, ce qui donne : 2004_04_19_18:29:14_max_joue_dans_le_sable.jpg, 2004_04_19_19:36:45_max_se_baigne.jpg, etc.

Certains pourront s'interroger sur la nécessité d'afficher l'heure. Une telle précision peut sembler superflue. C'est vraie mais si vous optez pour une autre méthode, vous risquez d'avoir quelques soucis. Exemples :


Vous vous questionnez peut-être sur l'utilité de doubler la date, dans le nom du fichier et celui du répertoire ? Ceci a pour but de retrouver rapidement l'emplacement d'origine d'une photo qui se serait égarée. Ainsi, un fichier nommé 2003_01_23_14:58:24_quelque_chose.jpg se range immédiatement dans le répertoire nommé 2003_01_23_autre_chose. Cela permet aussi à un correspondant à qui l'on envoie un fichier par courriel de connaître le contenu de la photographie sans avoir à l'ouvrir.

Par ailleurs, on peut s'interroger sur l'utilité d'alourdir le nom d'un fichier si l'on doit ensuite utiliser un programme d'archivage qui se chargera de mémoriser, en détail et sans limitation, toutes les informations liées à l'image. Comme il a déjà été écrit, l'objectif est d'obtenir un classement le plus indépendant possible. Si, un jour, votre logiciel d'archivage ne fonctionne plus, vous pourrez tout de même avoir un bref descriptif de la photo simplement en lisant le nom du fichier42.

Enfin, lorsque vous développerez vos photographies, assurez-vous que le laboratoire imprime au dos du cliché le nom du fichier ou, tout au moins, les dix premiers caractères afin de retrouver facilement le fichier originale.


Cas particuliers


Dès que l'on aborde le rangement de photos numériques, les problèmes sont multiples et variés. Nous donnerons ici quelques pistes issues de réflexions personnelles. Ces suggestions sont probablement perfectibles et toutes les idées visant à les améliorer sont les bienvenues.

  1. Les photos partiellement datées


Où et comment ranger des photographies dont on ne connaît qu'approximativement la date de prise de vue ?


Cette méthode, loin d'être la panacée, vous permet, par une simple recherche à l'aide de votre explorateur de fichiers, de retrouver immédiatement tous les clichés mal ou non datés puisque ce seront les seuls ayant une heure ou une date qui n'existent pas.


  1. Les photos non datées


C'est le plus difficile et la solution miracle n'existe pas. Vos suggestions et vos idées seront donc les bienvenues.


Archiver ses photos


Tout ce que nous avons fait jusqu'à présent ne sont que des préliminaires, des précautions supplémentaires (inutiles diront certains) afin de s'y retrouver un minimum parmi les milliers de clichés – que vous ne manquerez pas d'avoir dans quelques années – sans utiliser aucun programme spécifique. Cependant, cette méthode possède ses limites. Ainsi, il sera très difficile, même avec le système de noms utilisé, de retrouver toutes les photos d'une personne précise à un moment donné (Gilles et sa sa femme à la plage, par exemple). Il faut donc utiliser un logiciel d'archivage prévu pour réaliser ce genre de travail. Nous arrivons maintenant à la phase cruciale. A partir de là, tous vos choix seront déterminants pour l'avenir. Explications.

Vous optez pour un programme bien fait, qui satisfait tous vos besoins, qui classe vos photographie, qui crée une base de donnée permettant une indexation précise et rapide des milliers de clichés qui traînent sur votre disque dur, qui vous permet de retrouver instantanément toutes les photographies où votre cousin Léon apparaît. Vous êtes heureux, vous maîtrisez cet outil. Aucun souci. Aucun souci ? Pas si sûr...

Vous utilisez ce programme pendant 5 ou 10 ans. Malheureusement, votre ordinateur rend l'âme. Utilisateur averti ayant lu ce document, vous avez évidemment sauvegardé toutes vos photos. Vous acquérez donc une nouvelle machine, inévitablement livrée avec le nouveau Windows® 2014 (et oui, déjà en 2014). Patatra ! Votre logiciel si merveilleux ne fonctionne pas avec cette version de Windows®. Et pas la peine de rêver. Votre Windows® XP ne tournera jamais sur cette nouvelle bête de course (essayez de faire fonctionner Windows® 3.1 sur un Pentium IV avec 120 Go de disque dur !). Bon, OK, la dernière version de votre programme fonctionne sous Windows® 2014. Fonctionne, oui, mais en refusant de lire ou en convertissant de façon approximative les fichiers des vieilles versions (dont la vôtre). Autrement dit, la classification que vous avez mis des années à peaufiner, à améliorer, à détailler, photo après photo, est perdue à tout jamais dans les entrailles d'un pauvre disque dur de 200 minuscules Go (en 2014, les disques durs de base ont une capacité de 50 To, ne l'oubliez pas).

Que faire, alors ? Aucune solution n'est envisageable ? Si, bien sûr.


Le principe (simplifié) de l'indexation de photos est le suivant : à chaque image, le programme propose de compléter des champs (lieu, personnes présentes, mots clés etc.). Ces informations sont stockées d'une certaine façon par le programme, dans un ou plusieurs fichiers. La question que vous devez vous poser (et que vous pouvez poser aux créateurs du programme) est la suivante : les fichiers générés sont-ils dans un format documenté ou, au contraire, dans un format propriétaire, verrouillé et impossible à lire autrement qu'avec le programme d'origine43 ?

Quelques précautions à prendre lorsque l'on choisit son logiciel d'archivage de photos :

Si la réponse est non à l'une de ces questions, alors il est préférable de vous tourner vers un autre logiciel qui remplira toutes ces conditions.


Quelques suggestions de programmes


La liste serait longue et assurément incomplète. Voici un bref aperçu de ce que vous pouvez utiliser, la priorité étant donnée aux logiciels libres puis gratuits – dans la mesure du possible, évidemment.


Le système d'exploitation


Linux, Windows ou MacOS.


Transférer ses photos


Sous Linux, si l'APN est reconnu, KDE s'en charge très bien en tapant dans la barre d'adresse de Konqueror « camera:/ » (sans les guillemets).

Sous Windows

Sous Mac

Retoucher ses photos


Sous Linux et Windows, The Gimp est incontournable (http://wwww.gimp.org). Gphoto2 effectue des rotations sans perte (http://www.gphoto.org/).

Sous Mac



Nommer ses fichiers


Sous Linux, Krename est très puissant (http://www.krename.net/) et gqview permet de visualiser et de nommer plus précisément les photographies (http://gqview.sourceforge.net/)

Sous Windows, Irfanview est un petit programme gratuit et performant (http://www.irfanview.com). Pixvue (http://www.pixvue.com/), quant à lui, est entièrement intégré à l'interface et permet d'éditer les données et métadonnées en blocs mais également d'ajouter un mot clé en bloc (sans toucher aux autres).


Archiver ses photos


Sous Linux, kimdaba est très bien pensé pour l'archivage (http://ktown.kde.org/kimdaba/). Il existe aussi imgSeek (http://imgseek.sourceforge.net/) et jbrout qui semble très prometteur ( http://jbrout.free.fr/)


Exporter ses photos


Il existe de nombreux programmes pour générer des albums visibles sur Internet, afin de montrer le dernier petit-fils à toute la famille par exemple. Citons :


Tout véritable logiciel de classement de photos doit exploiter les informations IPTC en open source, voir par exemple:

Photo Organizer : http://www.k-i-s.net/article.php?article=6

Coppermine : http://coppermine.sourceforge.net/

PhotoSeek: http://photoseek.sourceforge.net/

imgSeek: http://imgseek.sourceforge.net/

Gallery avec le patch IPTC: http://tim.digicol.de/gallery_iptc/

MaPiVi: http://herrmanns-stern.de/software/mapivi/mapivi.shtml



Répertoire de scripts :

http://www.phpscripts-fr.net/scripts/scripts.php?cat=Galeries+%2F+Images


Scripts :

http://coppermine.sourceforge.net : GPL

http://www.galleryhp.com/ : payant ?

http://www.ben3w.com/multimedia/devphp_2bgal.php

http://spgm.sourceforge.net/?lg=fr

http://gallery.menalto.com/

http://www.photopost.com/ : payant (?)

http://mig.sourceforge.net/ : GPL


http://fky.clacbec.net/smartGalleries.html

http://fky.clacbec.net/photos_film_1.html

Concevoir un panorama


Sous Linux, il existe des programmes permettant d'assembler plusieurs photographies afin d'en faire une seule :


Et mes autres documents ?


Après tout ce que vous venez de lire, vous vous interrogez peut-être sur la pérennité des autres fichiers que vous avez produits, que ce soit avec un traitement de textes, un tableur, un logiciel de vidéo etc. Vous avez tout à fait raison de vous inquiéter car les cas où vous risquez de tout perdre sont fréquents.

Voici une liste non exhaustive de quelques formats entièrement documentés et pour lesquels la pérennité est assurée :


Voici maintenant une liste de formats à proscrire impérativement si la pérennité de vos documents est primordiale :

Conclusion


Vous venez peut-être de passer un sale quart d'heure. Vous qui vous félicitiez d'avoir réussi à archiver correctement vos photographies numériques avec un logiciel dernier cri aux fonctionnalités époustouflantes mais malheureusement au format de fichier complètement propriétaire, vous venez de vous rendre compte que tout est à recommencer !

L'objectif premier de ce document n'est pas de dire que ce que vous avez fait est mauvais. Certainement pas. Il ne s'agit pas non plus de vous inciter à passer à Linux (et pourtant...). L'idée à l'origine de cet article est de se poser des questions qui ne se posent pas (ou pas de cette façon) avec la photographie argentique :

  1. Pourrais-je lire et visionner mes photographies numériques dans des dizaines d'années ? Oui si vous choisissez un format pérenne (JPEG ou PNG) ;

  2. Pourrais-je retrouver une photographie précise parmi les milliers stockées sur mon disque dur ? Oui si vous utilisez nommez correctement vos fichiers et si vous utilisez un programme d'archivage. Mais, une fois encore, assurez-vous de pouvoir utiliser ledit programme dans plusieurs années.


L'objectif de ces quelques lignes étaient de vous faire prendre conscience de tous les problèmes futurs auxquels vous pourrez être confrontés si vous ne vous posez pas la moindre question. Et si vous êtes arrivés jusqu'ici, alors ce document a atteint son but.


Licence de ce document


Ce document est sous licence Gnu F.D.L. (Gnu Free Documentation License ou Licence de Documentation Libre Gnu) et toutes les sections sont modifiables, sauf les citations issues d'autres sites. Cela signifie que vous êtes libre de le reproduire, le recopier, le réutiliser, le modifier et le distribuer à condition de lui attribuer les mêmes libertés de copie, d'utilisation etc. De plus, il n'est pas nécessaire d'avertir l'auteur que vous réutilisez son oeuvre, même si cela lui fera toujours plaisir de le savoir, mais il vous est demandé de le citer.

Cette licence a pour but de protéger le présent ouvrage ainsi que les libertés qui l'accompagnent. Vous ne pourrez donc pas le modifier, le distribuer et dire : « Vous n'avez pas le droit de redistribuer ce document. » parce que vous lui aurez supprimé une liberté.

Vous pouvez lire l'intégralité de cette licence en anglais (la seule version officielle) ici : http://www.gnu.org/copyleft/fdl.html et une traduction non officielle en français là : http://www.idealx.org/dossier/oss/gfdl.fr.html


Liens Internet



Remerciements


Merci à tous les relecteurs et relectrices qui, grâce à leurs commentaires, suggestions et corrections ont permis à ce document d'être ce qu'il est aujourd'hui.



A AJOUTER :

http://herrmanns-stern.de/software/mapivi/features.shtml : SUPER PROGRAMME AVEC TRÈS BONS CONSEILS :

http://peccatte.karefil.com/software/Metadata.htm : données IPTC et liste de programmes pour organiser et lire les métadonnées.

Ajouter conseils sur la gravure : photocopie de ordinateur individuel

1Comme vous pourrez le lire par la suite, un système d'exploitation libre est préférable à tout autre.

2Il est fortement recommandé de vous assurer que votre futur APN est reconnu par Linux : http://www.gphoto.org/proj/libgphoto2/support.php et http://lea-linux.org/drivers/rub.77.html Attention cependant : ce n'est pas parce que votre modèle ne se trouve pas dans ces listes qu'il ne fonctionnera pas sous Linux. La meilleure chose à faire est de tester son fonctionnement en utilisant, par exemple, la démo Linux Knoppix qui n'installera rien sur votre disque dur.

3Il existe de nombreux laboratoires en ligne. Attention à bien vous renseigner sur la conservation ou non des noms de fichier originaux. Voir la section NOMMER SES FICHIERS.

4Toute cette partie s'inspire très largement d'un document expliquant, à travers l'exemple du traitement de textes, pourquoi il est préférable d'utiliser un logiciel libre : http://julien.noel.free.fr/ooo/

5Il existe des restrictions mais elles ne concernent pas un utilisateur « lambda ».

6Le site http://freshmeat.net recense un grand nombre de logiciels libres. Vous pouvez voir sur cette page http://freshmeat.net/stats/#license que la licence G.P.L. est la plus utilisée. Mais il existe beaucoup d'autres licences libres : http://www.opensource.org/licenses/

7Bien sûr, faire appel à une société privée pour modifier un programme informatique peut coûter cher. Mais c'est au moins envisageable. Avec un logiciel propriétaire, c'est tout simplement impossible.

8Cette question a fait l'objet d'un article sur l'encyclopédie libre Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Format_de_fichier

9Il n'est pas simple de définir ce qu'est un format libre : http://linuxfr.org/~GanfSet/3407.html

10Par exemple, les spécification du format GIF (89a) sont ici : http://www.w3.org/Graphics/GIF/spec-gif89a.txt

11À condition que le programme qui a généré le fichier respecte les spécifications du format utilisé. Ce n'est pas toujours le cas, notamment pour le RTF ou le HTML.

12Les spécifications du format RTF sont publiques mais elles évoluent à chaque nouvelle version de MS Word®. Cependant, même enregistré en RTF, vous n'avez pas la garantie de visualiser votre document correctement car il semble que Microsoft ne respecte pas les spécifications du RTF. Voici à quoi ressemblent les spécifications du RTF : http://msdn.microsoft.com/library/default.asp?url=/library/en-us/dnrtfspec/html/rtfspec.asp

13Ne vous imaginez pas en dehors de ce débat. A l'instar du brevetage sur le génome humain, les brevets logiciels sont une menace pour la libre diffusion du savoir et des connaissances. De nombreux sites tentent d'informer et de mobiliser le public sur les dangers des brevets logiciels : http://abul.org/brevets/ - http://www.aful.org/brevets/index.html - http://brevets-logiciels.info/ - http://fr.wikipedia.org/wiki/Brevet

14Au mois d'avril 2004 est apparu un problème lié à un brevet sur le JPEG. Pour plus d'informations, voir : http://linuxfr.org/2004/04/27/16090.html

15De précieuses informations concernant les métadonnées sont disponibles ici : http://peccatte.karefil.com/software/Metadata.htm

16Pour en savoir plus sur le système RAID : http://www.commentcamarche.net/protect/raid.php3

17Pour en savoir plus sur les différents systèmes de fichier : http://www.commentcamarche.net/repar/filesys.php3

18Sous Windows®, il est quasi impossible d'écrire sur une partition Linux. Il faut utiliser un programme supplémentaire dont la fiabilité est très incertaine.

19Suivant le système de fichiers utilisés, vous ne pourrez utiliser certains caractères pour nommer vos fichiers. Ainsi, Windows® XP interdit l'utilisation des caractères \ / : * ? " < > |

20Lire à ce sujet (en anglais) : http://www.cnn.com/2004/TECH/ptech/05/06/disc.rot.ap/index.html

21Vous pourrez obtenir de nombreuses informations sur la gravure ici : http://www.lagravuredecd.com/ A propos des noms longs, vous pouvez aussi consulter la section : http://www.lagravuredecd.com/cdrfaq3.php#[3-5]

22L'ordinateur individuel a consacré un long article sur la gravure dans son numéro 161 de mai 2004.

23http://www.lagravuredecd.com/cdrfaq3.php#[3-31]

24Site officiel : http://www.jpeg.org

25Il est inutile de convertir vos fichiers JPEG en TIFF ou PNG car les dégradations dues au JPEG seront toujours présentes dans le fichier TIFF ou PNG.

26Spécifications et site officiel : http://www.w3.org/Graphics/PNG/

27La revue SVM n° 75 datée de septembre 1990 titrait « Exclusif : votre ordinateur en 1995 ». On nous promettait, sur le bureau, des machines à écran plat d'une résolution de 2560 x 1960 points, des disques durs qui auront une capacité de 30 à 40 Go. Dans cinq ans, « la reconnaissance vocale est devenue une fonction standard des ordinateurs de bureau, tandis que la reconnaissance d'écriture (...) constitue le système privilégié des portatifs. ». Windows® 95 n'est jamais mentionné et Internet (dont le boum n'aura lieu, il est vrai, que 7 à 8 ans plus tard) n'est même pas cité ! Et que trouve-t-on dans le numéro 130 de septembre 1995 ? Des machines haut de gamme qui intègre un disque dur de... 1 Go seulement, des écrans cathodiques 15 pouces en 1280 x 1024. Le même magazine affirmait, dans le numéro 152 de septembre 1997, que « Windows® 98 : ce n'est peut-être pas pour vous ! ».

28Lire à ce sujet http://www.01net.com/article/163727.html

29ftp://ftp.microsoft.com/services/whql/hcl/winxphclx86.txt

30Ce type de programme n'est rarement (jamais ?) fourni pour fonctionner sous Linux®. C'est pour cela qu'il est important de choisir un APN reconnu par Linux®.

31Voir http://www.powershot.com/powershot2/customer/Windows®xp.html pour plus d'informations. Le Canon PowerShot A50 ne fonctionne pas sous Windows® XP. Le service clientèle a répondu que « The only option is to purchase either a PCMCIA card slot adapter or a Compact Flash (CF) card reader to download the images.  Both devices are very inexpensive, do not require software or batteries, and will actually download the images faster than the camera will. » soit « La seule possibilité est d'acquérir soit un adaptateur PCMCIA ou un lecteur de carte Compact Flash (CF). Ces deux périphériques sont très bon marché, ne nécessitent pas l'utilisation de logiciel ou de piles et transfèreront vos images plus rapidement que l'APN. » Pour information, sachez que le PowerShot A50 est parfaitement reconnu sous Linux®.

32http://ptp.sourceforge.net

33C'est dans le cas où vous devez retourner une photo car toute modification d'une image JPEG entraîne, lors de chaque enregistrement, une compression supplémentaire et donc une dégradation de la qualité de l'image.

34Les données EXIF sont des informations stockées dans une image JPEG. Vous y trouverez la date de prise de vue, l'heure et bon nombre d'autres choses. Ces données sont précieuses pour la suite, notamment lorsque vous renommerez et archiverez vos fichiers.

35Lorsque vous envoyez vos fichiers via Internet afin de faire développer vos photos par un laboratoire, n'oubliez pas de demander, au préalable, si les noms de vos fichiers figureront intégralement au dos de la photo, ce qui vous facilitera le travail de classement dans un album traditionnel et, surtout, vous permettra de retrouver rapidement le fichier numérique à l'origine de la photo. Après une brève enquête, les cinq ou six laboratoires en ligne contactés ont répondu que : 1) soit aucun nom ne figure au dos de la photo ; 2) soit un nom aléatoire sans rapport avec le nom d'origine ; 3) soit c'est le nom d'origine limité à 16 ou 32 caractères suivant les laboratoires.

36Ces restrictions doivent être scrupuleusement respectées, d'abord pour les raisons données dans la suite du document mais aussi dans le cas où vous feriez un site web.

37Les données EXIF sont enregistrées à l'intérieur d'un fichier JPEG par votre APN. Vous y trouvez, entre autres choses, la date de prise de vue, l'heure, le modèle de l'APN et de nombreuses informations.

38L'utilisation du caractère « : » (deux points) n'est pas possible sous Windows mais ne pose aucun problème sous Linux. Vous pourrez remplacer : par -.

39Vous pouvez même séparer la date et l'heure à l'aide de deux underscore pour plus de lisibilité. On obtient : 2004_04_19__18:25:13_.jpg

40Bien sûr, si vous avez pris plusieurs photos par seconde, il faudra ensuite ajouter un nom qui les différenciera.

41Tout ceci n'a rien d'impératif et ne prétend pas être la panacée. Il s'agit de conseils, pas d'ordre !

42Les noms de fichier longs ne sont plus vraiment un problème avec les systèmes d'exploitation actuels. Cependant, vous pouvez rencontrer des difficultés lorsque vous gravez vos fichiers. En effet, certains types de gravure ne conserveront pas l'intégralité des noms trop longs. Voir, à ce sujet : http://www.lagravuredecd.com/

43C'est le cas avec le logiciel de PAO Microsoft Publisher® qui crée des fichiers lisibles uniquement avec MS Publisher® – et pas n'importe quelle version, évidemment.

44Vérifiez-le vous-même en renommant le ou les fichiers avec une extension TXT. Ouvrez-les maintenant avec un éditeur de textes basique (du type bloc-notes) et regardez si vous pouvez lire les informations qui y figurent.

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